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Philadelphia - 20 Avril 2008

Par OSV :: 23/04/2008 à 0:37 :: Voyage

 

 

 

L’idée est de renouer avec le carnet de voyage. Celui que l’on portait sur soi, comme un flingue. Que l’on pouvait dégainer à n’importe quel moment du jour, au détour d’un instant un peu trop agressif. Un instant qui a une drôle de gueule. Et blan ! On se l’aligne direct. On tire et c’est noté.

Il y aussi sur le tableau de chasse, la tentative d’appréhender les lieux. Qui sont surtout par ce qu’on y apporte, ce qu’on y transporte. Une somme d’impressions. Exit l’expression objective d’une ville. Célébration du non dit. Au revoir la science des pays. Avènement du pays de la subjectivité.

 

Dimanche 21 avril 2007 – Philadelphia – PA – USA

 

Nous avons roulé deux bonnes heures avant de nous arrêter dans un restaurant italien en bord de route, dans un petit village autoroutier entre Boston et New York. Généralement, les décors des italiens aux Etats n’ont de rital que le nom. Là, c’était pas du persiflage. La boutique avait vraiment était arrangée par un artiste. Les reproductions naïvo-réalistes de Venise ne laissaient pas l’ombre d’un doute. A la fin du repas, le chef est venu s’assoir avec ses assistants, histoire de manger un plat de pâtes. Et là j’ai su que c’était une petite entreprise familiale. Au Etats, comme il y en a plein. La plupart des patrons se foutent bien de manger avec leurs hommes, pourvu que ça rapporte. Voilà tout ce qui leur importe. Le chef de famille, lui, il sait ce que c’est que le respect .Il le conçoit dans le partage du pain, ce que le latin dit très bien par « cum – panem », le compagnon.

En passant à New York, sur l’autoroute 95, il y avait une ambiance de bénédiction. Benoit XVI était au stade. Cela m’a fait plaisir de savoir que cela pouvait déranger des gens que le Pape détrône des icônes sportives, le temps d’un match spirituel… L’essentiel, on le sait est de participer – selon l’adage droit de l’hommiste.

Arrivé à Philly vers 20h00. Dans les suites Westin. On est descendu presque immédiatement découvrir la ville. Même stupéfaction habituelle. Le Downtown la nuit relève plus du livre I am a legend que de la promenade touristique. Centre ville désolé. Hanté par des zombies venus d’inter-mondes. Après avoir arpenté Walnut street, nous avons débouché sur Ritthen House Square. Et là un petit havre hédonsite, Rouge. Pensé au film de Kieslowski. A Irène Jacob. Voilà ce qui venait à l’esprit. Le décor, très Garcia. Les chaises, très troquet parisien. La clientèle, vaniteuse. Ce qui n’est jamais sans me plaire. Au nom de quelle loi se priverait-on de parader ? Quelques mecs faisaient les malins dans une arrière boutique. On les comprend. Chacun son territoire. Et dans ces cas là, quand les intérêts ne se croisent pas, mieux vaut observer et s’inspirer. A quoi bon défoncer tout ce qui bouge pour un regard tronqué. Ils défendent leur fief et c’est très bien.

Et puis on est rentré á l’hôtel. Nuit studieuse.

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