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Exaspération - Histoire de la poésie lyrique (I)

Par OSV :: 02/06/2008 à 21:55 :: Arts et Littérature

 

 

 

La poésie lyrique. Je vais tenter une petite histoire. Par histoire, je parle pas d’une étude sérieuse et objective - bien sûr que non – je laisse les spécialistes de la question s’astiquer le guizot là-dessus.  Je les laisse saloper la tronche des gosses avec leurs charriages. Ce que j’entends, moi, par « histoire », c’est du pur subjectif ; de l’anti-science. L’oubli comme méthode didactique. Le passage à la trappe érigé en système. Vous me direz, c’est bien ce qui font depuis toujours dans les manuels scolaires ; ils servent leur petite soupe bien à eux à qui veut les lire. Ils s’en tamponnent le coquillard des poètes maudits. Leur truc, c’est de collectionner les esbrouffeurs qui ont commis des colombins à leur goût. Qui collent avec leur idéologie d’escaladeuse de braguettes. Enfin, tout ça, c’est pas le sujet.

Donc, je dépucellerai mon « Histoire du Lyrisme » par un méchant mickey de l’Antiquité, mais que plus personne ne connaît au siècle présent, siècle où, pour avoir le bambou, on ressent la nécessité de se défoncer avec des pilules. Ce mec, c’est Archiloque. Dans la vie Archiloque, il était piou-piou à Athènes. Ouais, cette tapiole était soldat. Dans son temps libre, entre deux vidages de gras-doubles, l’épée pleine de merde pour l’avoir enfoncée dans l’estom d’un crasseux d’ennemi, il jetait l’encre sur le papyrus, et ça donnait des poèmes. J’imagine bien le tableau : le glaive maronnasse et le tracé lyrique. Beau mélange. Mixture savante. Enfin, j’idéalise. Le plus probable c’est qu’ Archiloque, il devait chanter. Sinon, tous ses petits copains, ils auraient eu peur de se faire encaldosser par le poète au stylo en érection. La pétoche de recevoir la chipolata de l’aède dans l’arrière-train. J’ai jamais fait la guerre moi, mais ça m’aurait rien dit de charger l’ennemi en marchant en canard pour m’être fait travailler par la troisième jambe d’une tata. Aussi poète qu’il soit, « Allez Archiloque, tu me fais une petite fantaisie ! Mais ta baveuse à l’encre blanche, tu te la gardes au chaud sous ta tunique ! » Ou bien « Moulon sur Archiloque ! » Là-dessus, tout le monde se jette sur lui. Puis « Chacun son tout, Archiloque, il se fait entuber gratis ». Donc, pour éviter ce genre de scène de bravoure, qui, elles, eussent ré-joui les écoliers des siècles suivants, notre poète préféré, il s’asseyait sur son bouclier, il s’emparait d’une petite guitare et il chantait sa mouise. « Que c’est dur et méchant la guerre d’aujourd’hui ». Et hop, un petit alexandrin. « Il faut courir, oui, courir en sens inverse, à la guerre ». En fait, notre Archiloque, il avait les moules d’empailler des têtes de nœud avec son glaive. Ça le faisait flipper d’égorger des bambins et de violer des pucelles quand il pacifiait des zones. Quel lâche de première catégorie. C’est certainement pour cette raison là – bien connue – qu’on l’a estropié des anthologies poétiques. On voulait pas d’un sans couilles dans notre littérature française, tellement membrée, genre Priape, façon tronc de figuier, qu’elle a commencé par l’épopée et la « Chanson de Roland ». Enfin, moi, j’ai toujours dit Rolande pour parler de cette prostituée de Babylone, de cette putain de couri des Musulmans !

Finalement, avec un peu de lucidité, ça s’éclaire les Belles Lettres.

Jean-Sol Partre, à l'agité de la roupette

Par OSV :: 12/05/2008 à 0:00 :: Arts et Littérature

 


[Partie II]


A l’agité de la roupette,

 

La deuxième arnaque, c’est l’Algérie. Quel chacal! Le bonhomme, tout à coup, peut-être sa conscience, le voilà qu’il se réveille, qu’il se met à bouillonner du couvercle. A se mettre en chaleur pour cette histoire d’Algérie. C’était pas ses putains d’oignons ! Paris brulait pas, le Saint-Ger manquait pas de rombière à  sauter – bougre crénons de non, et lui avait toujours de la tune ! Et bien, il a fallu qu’il vienne nous foutre sa mouscaille dans le nez, histoire de nous faire bien chier à notre tour. Le fumier de parigot, ça lui foutait la tric l’indépendance de l’Algérie. C’était clair dans sa tronche : se redorer le blason, passer sur le devant de la Seine, sortir du néant auquel les chiens d’intellectuels l’auraient voué s’il avait pas rattraper ses conneries. Là, pas de doute, on avait « affaire » avec un intellectuel engagé. Un vrai. Et désintéressé en plus, puisqu’il n’avait rien à branler de l’Algérie. La quintessence du poète qui se lève contre une autorité tyrannique et oppressante. L’empêcheur de tourner en rond. Peau de bite. Il a juste baisé un peu plus, voilà tout. Le sale cafard de merde, il aurait même pas eu les roustons de se faire sauter à la mode kamikaze pakistanais. S’envoyer en en l’air, oui, mais avec des gonzesses. Pas pour de vrai. La peau en confettis, les globules rouges comme peinture fraîche, ça lui disait rien. Chiasseux à lunettes. Pétochard de bordel. Trouillard de la tombe !

 

Le dernier bidouillage de ce secoueur de la première heure, c’est son pipeau d’aveuglement. Que comme ça, sur ses derniers jours, il aurait eu la vue en baisse. Et tout le monde y a cru. Plus c’est gros et plus ça passe ; et bien, il nous l’a foutue bien profond sur ce coup là, jusqu’à la garde ! Le philosophe aveuglé – quelle belle fable pour sortir de scène. DE nabot obsédé par le con de Simone, il accédait direct au statut de héros tragique. Œdipe Roi, c’est un peu Sartre Intello. Accablé par son destin de penseur, le voici rangé parmi les devins. Tirésias et la bande. D’où une cohorte de puceaux venimeux et glucksmanisants l’entourant de leurs soins les plus baveux. Il a dû goder Glucksman, en pensant que c’était la relève de la garde. Mais comme tout le monde, il s’est fait déchirer la bague, comme un con ! Et le Jean-Sol Partre, il nous a possédé jusqu’au trognon. A la gauche !

Jean-Sol Partre, à l'agité de la roupette

Par OSV :: 05/05/2008 à 0:00 :: Arts et Littérature


[Partie I]


A l’agité de la roupette,

 

     Le petit-fils à Partre, il a été au placé chez Renault. «  Haut placé », c’est le genre de job que ni toi ni moi on aura dans toute notre vie. Le genre de job où faut connaître du monde, sinon t’as que dalle. C’est pas du pichpin. Le genre de job où t’as du peuple sous tes ordres. Enfin, ça, c’est la famille de Partre. Le beau monde. La haute. Aujourd’hui on dit la « jet-set ». D’ailleurs à ce qu’on dit, le père Partre il l’a fait sa jet-set. On pourrait même dire sa « jet-sex ». Ouais, ouais dans les caves du six, entre deux boulevards nazes de nazis, le sanglier il s’envoyait pas que sa régulière. Il y allait sec le coco. Si on avait fait le compte de toutes les bourgeoises qu’il s’était tiré, ça ferait cotton. Plus sa mère. Un truc de dingue.

Je sais qu’y en a qui vont dire que j’ai bonne mine de débagouler de la sorte sur le plus grand philosophe français que le XX ème siècle ait jamais cagué. C’est vrai, il y aurait tant de choses à dire sur les autres. Le problème du nabot bigleux, c’est qu’il nous a culeté, nous les cons qui lisons des livres. À la dérobée, à l’arrachée même. Et ça fait putainement mal à l’as de trèfle. J’explique.

Partre, à lui tout seul, c’est trois entubages. Trois bites. La première. Ce petit-fils de pute vérolée, il a tenté de faire gober qu’en gros, c’était un guérillo de la muerte : en 40, il va au gnouf grâce aux boches. Surprise, il ressort aussitôt, direction Paris. Direction les partouzes généralisées au Lutétia, prenant soin des cigares à moustaches de l’Etat Major allemand. Camus lui-même il l’a apercu à cette époque, et ça la lui a filé la gerbe pour perpète. Partre, un homme d’action. Laissez-moi m’en payer une tranche. Malraux, la pupute à De Gaulle, je veux bien, mais celui-là, c’est sérieusement une comédie. Des chleuhs, il en a tué zéro. Pas un nada. Nisco. Peau de zob. Sa seule lutte pendant les années de plomb, il l’a mené contre lui-même, contre sa propre bistouquette – voir jusqu’où elle résisterait dans l’usage à outrance – à outrecuidance même. La jalouse ! Il nous la fera pas à nous, on est des gens bien ! Pas des Collabos de la première heure, des Résistants du dernier moment. Des Gaullistes oedipiens. Sûr qu’il lui aurait roulé des pelles pour le remercier de l’appel du 18 juin !

 

 

 

(A suivre...)

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