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TOD'S

Par OSV :: 19/05/2008 à 0:00 :: Vita quotidiana



C’est un lieu commun d’énoncer que tout affranchi qui se respecte porte des Tod’s. Pourquoi ?


La raison est simple : il y a quelque chose de direct, d’immédiat, d’authentique avec le monde. Pas de frontière entre soi et le sol. Quelques picots de gomme. Quelques millimètres de matière. Et puis le cuir. C’est tout. Le pied nu, libre dans l’enceinte du mocassin. Transpiration et respiration des membres inférieurs.

En cela, le philosophe-voyou suit bien les préceptes qui sont les siens : célébrer sa liberté dans l’enfer du quotidien. Trouver le souffle juste dans un univers où tout nous le coupe. Se placer dans l’alternative, le souterrain, le masqué. L’invisible. La Tod’s reproduit alors paradoxalement l’opposition radicale au monde de consommation : elle est faite pour mourir, quand toutes les autres chausses sont destinées à durer. Appel  à la mort dans le style et l’esthétique, plutôt qu’à la survie dans le commun et la bassesse.

Jean-Sol Partre, à l'agité de la roupette

Par OSV :: 12/05/2008 à 0:00 :: Arts et Littérature

 


[Partie II]


A l’agité de la roupette,

 

La deuxième arnaque, c’est l’Algérie. Quel chacal! Le bonhomme, tout à coup, peut-être sa conscience, le voilà qu’il se réveille, qu’il se met à bouillonner du couvercle. A se mettre en chaleur pour cette histoire d’Algérie. C’était pas ses putains d’oignons ! Paris brulait pas, le Saint-Ger manquait pas de rombière à  sauter – bougre crénons de non, et lui avait toujours de la tune ! Et bien, il a fallu qu’il vienne nous foutre sa mouscaille dans le nez, histoire de nous faire bien chier à notre tour. Le fumier de parigot, ça lui foutait la tric l’indépendance de l’Algérie. C’était clair dans sa tronche : se redorer le blason, passer sur le devant de la Seine, sortir du néant auquel les chiens d’intellectuels l’auraient voué s’il avait pas rattraper ses conneries. Là, pas de doute, on avait « affaire » avec un intellectuel engagé. Un vrai. Et désintéressé en plus, puisqu’il n’avait rien à branler de l’Algérie. La quintessence du poète qui se lève contre une autorité tyrannique et oppressante. L’empêcheur de tourner en rond. Peau de bite. Il a juste baisé un peu plus, voilà tout. Le sale cafard de merde, il aurait même pas eu les roustons de se faire sauter à la mode kamikaze pakistanais. S’envoyer en en l’air, oui, mais avec des gonzesses. Pas pour de vrai. La peau en confettis, les globules rouges comme peinture fraîche, ça lui disait rien. Chiasseux à lunettes. Pétochard de bordel. Trouillard de la tombe !

 

Le dernier bidouillage de ce secoueur de la première heure, c’est son pipeau d’aveuglement. Que comme ça, sur ses derniers jours, il aurait eu la vue en baisse. Et tout le monde y a cru. Plus c’est gros et plus ça passe ; et bien, il nous l’a foutue bien profond sur ce coup là, jusqu’à la garde ! Le philosophe aveuglé – quelle belle fable pour sortir de scène. DE nabot obsédé par le con de Simone, il accédait direct au statut de héros tragique. Œdipe Roi, c’est un peu Sartre Intello. Accablé par son destin de penseur, le voici rangé parmi les devins. Tirésias et la bande. D’où une cohorte de puceaux venimeux et glucksmanisants l’entourant de leurs soins les plus baveux. Il a dû goder Glucksman, en pensant que c’était la relève de la garde. Mais comme tout le monde, il s’est fait déchirer la bague, comme un con ! Et le Jean-Sol Partre, il nous a possédé jusqu’au trognon. A la gauche !

Jean-Sol Partre, à l'agité de la roupette

Par OSV :: 05/05/2008 à 0:00 :: Arts et Littérature


[Partie I]


A l’agité de la roupette,

 

     Le petit-fils à Partre, il a été au placé chez Renault. «  Haut placé », c’est le genre de job que ni toi ni moi on aura dans toute notre vie. Le genre de job où faut connaître du monde, sinon t’as que dalle. C’est pas du pichpin. Le genre de job où t’as du peuple sous tes ordres. Enfin, ça, c’est la famille de Partre. Le beau monde. La haute. Aujourd’hui on dit la « jet-set ». D’ailleurs à ce qu’on dit, le père Partre il l’a fait sa jet-set. On pourrait même dire sa « jet-sex ». Ouais, ouais dans les caves du six, entre deux boulevards nazes de nazis, le sanglier il s’envoyait pas que sa régulière. Il y allait sec le coco. Si on avait fait le compte de toutes les bourgeoises qu’il s’était tiré, ça ferait cotton. Plus sa mère. Un truc de dingue.

Je sais qu’y en a qui vont dire que j’ai bonne mine de débagouler de la sorte sur le plus grand philosophe français que le XX ème siècle ait jamais cagué. C’est vrai, il y aurait tant de choses à dire sur les autres. Le problème du nabot bigleux, c’est qu’il nous a culeté, nous les cons qui lisons des livres. À la dérobée, à l’arrachée même. Et ça fait putainement mal à l’as de trèfle. J’explique.

Partre, à lui tout seul, c’est trois entubages. Trois bites. La première. Ce petit-fils de pute vérolée, il a tenté de faire gober qu’en gros, c’était un guérillo de la muerte : en 40, il va au gnouf grâce aux boches. Surprise, il ressort aussitôt, direction Paris. Direction les partouzes généralisées au Lutétia, prenant soin des cigares à moustaches de l’Etat Major allemand. Camus lui-même il l’a apercu à cette époque, et ça la lui a filé la gerbe pour perpète. Partre, un homme d’action. Laissez-moi m’en payer une tranche. Malraux, la pupute à De Gaulle, je veux bien, mais celui-là, c’est sérieusement une comédie. Des chleuhs, il en a tué zéro. Pas un nada. Nisco. Peau de zob. Sa seule lutte pendant les années de plomb, il l’a mené contre lui-même, contre sa propre bistouquette – voir jusqu’où elle résisterait dans l’usage à outrance – à outrecuidance même. La jalouse ! Il nous la fera pas à nous, on est des gens bien ! Pas des Collabos de la première heure, des Résistants du dernier moment. Des Gaullistes oedipiens. Sûr qu’il lui aurait roulé des pelles pour le remercier de l’appel du 18 juin !

 

 

 

(A suivre...)

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