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<title>Le Philosophe-Voyou</title>
<description>Le Blog du Philosophe-Voyou</description>
<link>http://philovoyou.zeblog.com/</link>
<language>fr</language>
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	<title>Postulons pour l’existence d’un Kama Sutra européen</title>
	<description><![CDATA[
<IMG src="http://www.vistaphotoagency.com/pict_dnBdYHFnYWU1ODs7PjgoYH53YGJicCs4bXtgaTN@a31HQ0QMVEdcREpfS0wDGB0YFkJESkYIBwYICw8VS15KGSY3LzF5dHR3.jpg">&nbsp;&nbsp; <IMG src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/37/Roemer2.JPG/200px-Roemer2.JPG">&nbsp;<IMG src="http://jpdruine.free.fr/pompei/jp/thermesplaisirs.jpg">
&nbsp;
Oui, à l’heure où l’univers de consommation s’est emparé de la chose, afin de créer chez l’acheteur une giclée émotionnelle d'emplette, cela semble un lieu commun. Il suffit d’allumer son ordinateur pour être envahi, malgré soi, par «&nbsp;le plaisir en vente&nbsp;». Tout ce qui concerne la sexualité a été soigneusement récupéré de telle sorte que nous perdions le contrôle de nous-mêmes et que nous nous installions dans de nouvelles normes&nbsp;: fellation versus sodomie Et c’est là qu’intervient la philosophie, plus particulièrement, la philosophie-voyou. 
&nbsp;
Car, contrairement à ce qu’on voudrait bien croire, il ne s’agit pas d’une nouvelle vague de liberté, gagnée à la «&nbsp;force du poignet&nbsp;». Ni d’existences subversive, modèles d’autonomie et d’indépendance. Ni encore de plaisir pur et dur. C’est tout simplement de l’esclavage à un système économique qui a, très savamment, orchestré l’aliénation de l’homme – surtout – et de la femme par de la rhétorique virtuelle. «&nbsp;Cliquez ici et vous verrez ce que vous n’avez jamais encore vu&nbsp;». Où s’arrête le cercle du vice, dans cette surenchère de la sexualité exhibée&nbsp;?
&nbsp;
Réponse&nbsp;: Là où ma volonté me l’ordonne.
&nbsp;
Question&nbsp;: Comment m’interdire ce que mon corps désire&nbsp;?
&nbsp;
Réponse&nbsp;: Par l’élaboration de mon propre «&nbsp;Art d’aimer&nbsp;», en marge des normes et des lois de la finance. En contre à l’optimisation chronologique dont nous sommes sans cesse les victimes&nbsp;: prendre le temps de faire l’amour,&nbsp; c’est déjà une preuve de résistance au système. La jouissance «&nbsp;construite&nbsp;» avec art, et partagée avec passion, c’est déjà être un voyou, qui ne se laisse dicter de contrainte par rien ni personne.
&nbsp;
C’est bien ce qu’avait compris les monothéismes des premiers temps qui ont, avec sapience, fait disparaître la plupart des «&nbsp;Kama Sutra&nbsp;» antiques. Ils voyaient bien le problème que cela induisait&nbsp;: la perte de contrôle des individus. 
&nbsp;
Je postule donc à l’existence d’un «&nbsp;Art d’aimer&nbsp;» antique, illustré, héritier de l’Inde-Européenne, tel qu’on le trouve à Pompéi, sur des fresques, dans le «&nbsp;Lupanar&nbsp;». Là, les amants intelligents trouvaient face à leur ébats physiques les voies de la sagesse peintes en de petits tableaux. Toutes les «&nbsp;positions&nbsp;» s’y trouvaient, de manière à esthétiser ce que le chien de la Villa d’à côté accomplissait sans arrière-pensées. De ce Kama Sutra romain, il ne nous reste rien, à l’exception de ces quelques fresques…Mystère.
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	<link>http://philovoyou.zeblog.com/337241-postulons-pour-l-existence-d-un-kama-sutra-europeen/</link>
	<author>OSV</author>
	<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 06:01:00 +0200</pubDate> 
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<item>
	<title>Exaspération - Histoire de la poésie lyrique (I)</title>
	<description><![CDATA[
<IMG src="http://leslegendesduhobbit.free.fr/images/mythologiesgrecques/amours/orphee/orphee3.jpg">&nbsp;
&nbsp;
&nbsp;
La poésie lyrique. Je vais tenter une petite histoire. Par histoire, je parle pas d’une étude sérieuse et objective - bien sûr que non – je laisse les spécialistes de la question s’astiquer le guizot là-dessus.&nbsp; Je les laisse saloper la tronche des gosses avec leurs charriages. Ce que j’entends, moi, par «&nbsp;histoire&nbsp;», c’est du pur subjectif&nbsp;; de l’anti-science. L’oubli comme méthode didactique. Le passage à la trappe érigé en système. Vous me direz, c’est bien ce qui font depuis toujours dans les manuels scolaires&nbsp;; ils servent leur petite soupe bien à eux à qui veut les lire. Ils s’en tamponnent le coquillard des poètes maudits. Leur truc, c’est de collectionner les esbrouffeurs qui ont commis des colombins à leur goût. Qui collent avec leur idéologie d’escaladeuse de braguettes. Enfin, tout ça, c’est pas le sujet.
Donc, je dépucellerai mon «&nbsp;Histoire du Lyrisme&nbsp;» par un méchant mickey de l’Antiquité, mais que plus personne ne connaît au siècle présent, siècle où, pour avoir le bambou, on ressent la nécessité de se défoncer avec des pilules. Ce mec, c’est Archiloque. Dans la vie Archiloque, il était piou-piou à Athènes. Ouais, cette tapiole était soldat. Dans son temps libre, entre deux vidages de gras-doubles, l’épée pleine de merde pour l’avoir enfoncée dans l’estom d’un crasseux d’ennemi, il jetait l’encre sur le papyrus, et ça donnait des poèmes. J’imagine bien le tableau&nbsp;: le glaive maronnasse et le tracé lyrique. Beau mélange. Mixture savante. Enfin, j’idéalise. Le plus probable c’est qu’ Archiloque, il devait chanter. Sinon, tous ses petits copains, ils auraient eu peur de se faire encaldosser par le poète au stylo en érection. La pétoche de recevoir la chipolata de l’aède dans l’arrière-train. J’ai jamais fait la guerre moi, mais ça m’aurait rien dit de charger l’ennemi en marchant en canard pour m’être fait travailler par la troisième jambe d’une tata. Aussi poète qu’il soit, «&nbsp;Allez Archiloque, tu me fais une petite fantaisie&nbsp;! Mais ta baveuse à l’encre blanche, tu te la gardes au chaud sous ta tunique&nbsp;!&nbsp;» Ou bien «&nbsp;Moulon sur Archiloque&nbsp;!&nbsp;» Là-dessus, tout le monde se jette sur lui. Puis «&nbsp;Chacun son tout, Archiloque, il se fait entuber gratis&nbsp;». Donc, pour éviter ce genre de scène de bravoure, qui, elles, eussent ré-joui les écoliers des siècles suivants, notre poète préféré, il s’asseyait sur son bouclier, il s’emparait d’une petite guitare et il chantait sa mouise. «&nbsp;Que c’est dur et méchant la guerre d’aujourd’hui&nbsp;». Et hop, un petit alexandrin. «&nbsp;Il faut courir, oui, courir en sens inverse, à la guerre&nbsp;». En fait, notre Archiloque, il avait les moules d’empailler des têtes de nœud avec son glaive. Ça le faisait flipper d’égorger des bambins et de violer des pucelles quand il pacifiait des zones. Quel lâche de première catégorie. C’est certainement pour cette raison là – bien connue – qu’on l’a estropié des anthologies poétiques. On voulait pas d’un sans couilles dans notre littérature française, tellement membrée, genre Priape, façon tronc de figuier, qu’elle a commencé par l’épopée et la «&nbsp;Chanson de Roland&nbsp;». Enfin, moi, j’ai toujours dit Rolande pour parler de cette prostituée de Babylone, de cette putain de couri des Musulmans&nbsp;!
Finalement, avec un peu de lucidité, ça s’éclaire les Belles Lettres.
]]></description>
	<link>http://philovoyou.zeblog.com/336024-exasperation-histoire-de-la-poesie-lyrique-i/</link>
	<author>OSV</author>
	<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 03:55:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>SADE – « La philosophie dans le boudoir »</title>
	<description><![CDATA[     <img src="http://remue.net/IMG/jpg/DAFdeSade.jpg">« Dis-moi quelle est ta bibliothèque, et je te dirai qui tu es. »     Partant de ce lieu commun, entreprenons de dessiner la bibliothèque idéale du philosophe-voyou.      De « la littérature populaire » aux écrivains empléiadés, livrons ainsi aux apprentis philosophe-voyou toutes les nourritures terrestres nécessaires pour  s’alimenter dans un univers où, en France seulement, trois cent livres paraissent chaque jour.     Difficile, dans ces conditions, de savoir ce qui mérite d’être lu. Il nous faut donc développer envers le livre la même attitude qu’envers l’humain.      Parier sur la  rencontre. Miser sur l’amitié. Postuler sur le sort. Et, ipso facto, désigner ses amis, morts ou vivants. Montrer du doigt ses ennemis – en creux. Par symétrie.     « La bibliothèque devrait être le lieu le plus secret d’une demeure. Celui qui ouvre sur tous les passages secrets. Sur un monde de l’opposition et de la résistance. »     Voici la Famille de pensée du philosophe-voyou.------------------------------------------------    XVIII ème siècle – Littérature française – SADE – « La philosophie dans le boudoir »                  Loin de nous, Eugénie, les vertus qui ne font que des ingrats! Mais ne t'y trompe point d'ailleurs, ma charmante amie: la bienfaisance est bien plutôt un vice de l'orgueil qu'une véritable vertu de l'âme; c'est par ostentation qu'on soulage ses semblables, jamais dans la seule vue de faire une bonne action; on serait bien fâché que l'aumône qu'on vient de faire n'eût pas toute la publicité possible. Ne t'imagine pas non plus, Eugénie, que cette action ait d'aussi bon effets qu'on se l'imagine: je ne l'envisage, moi, que comme la plus grande de toutes les duperies; elle accoutume le pauvre à des secours qui détériorent son énergie; il ne travaille plus quand il s'attend à vos charités, et devient, dès qu'elles lui manquent, un voleur ou un assassin. J'entends de toutes parts demander les moyens de supprimer la mendicité, et l'on fait, pendant ce temps-là, tout ce qu'on peut pour la multiplier. Voulez-vous ne pas avoir de mouches dans votre chambre? N'y répandez pas de sucre pour les attirer. Voulez-vous ne pas avoir de pauvres en France? Ne distribuez aucune aumône, et supprimez surtout vos maisons de charité. L'individu né dans l'infortune, se voyant alors privé de ces ressources dangereuses, emploiera tout le courage, tous les moyens qu'il aura reçus de la nature, pour se tirer de l'état où il est né; il ne vous importunera plus. Détruisez, renversez sans aucune pitié ces détestables maisons où vous avez l'effronterie de receler les fruits du libertinage de ce pauvre, cloaques épouvantables vomissant chaque jour dans la société un essaim dégoûtant de ces nouvelles créatures, qui n'ont d'espoir que dans votre bourse. A quoi sert-il, je le demande, que l'on conserve de tels individus avec tant de soin? A-t-on peur que la France ne se dépeuple? Ah! n'ayons jamais cette crainte.         Un des premiers vices de ce gouvernement consiste dans une population beaucoup trop nombreuse, et il s'en faut bien que de tels superflus soient des richesses pour l'État. Ces êtres surnuméraires sont comme des branches parasites qui, ne vivant qu'aux dépens du tronc, finissent toujours par l'exténuer. Souvenez-vous que toutes les fois que, dans un gouvernement quelconque, la population sera supérieure aux moyens de l'existence, ce gouvernement languira. Examinez bien la France, vous verrez que c'est ce qu'elle vous offre. Qu'en résulte-t-il? On le voit. Le Chinois, plus sage que nous, se garde bien de se laisser dominer ainsi par une population trop abondante. Point d'asile pour les fruits honteux de sa débauche: on abandonne ces affreux résultats comme les suites d'une digestion. Point de maisons pour la pauvreté: on ne la connaît point en Chine. Là, tout le monde travaille: là, tout le monde est heureux; rien n'altère l'énergie du pauvre, et chacun y peut dire, comme Néron: Quid est pauper?               ]]></description>
	<link>http://philovoyou.zeblog.com/324871-sade-la-philosophie-dans-le-boudoir/</link>
	<author>OSV</author>
	<pubDate>Mon, 26 May 2008 06:00:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>TOD'S</title>
	<description><![CDATA[



<img style="width: 268px; height: 170px;" src="http://images.ciao.com/ifr/images/products/normal/027/product-926027.jpg">C’est un lieu commun d’énoncer que tout affranchi
qui se respecte porte des Tod’s. Pourquoi&nbsp;? 

La raison est simple&nbsp;: il y a quelque chose
de direct, d’immédiat, d’authentique avec le monde. Pas de frontière entre soi
et le sol. Quelques picots de gomme. Quelques millimètres de matière. Et puis
le cuir. C’est tout. Le pied nu, libre dans l’enceinte du mocassin.
Transpiration et respiration des membres inférieurs. 

En cela, le philosophe-voyou suit bien les
préceptes qui sont les siens&nbsp;: célébrer sa liberté dans l’enfer du
quotidien. Trouver le souffle juste dans un univers où tout nous le coupe. Se
placer dans l’alternative, le souterrain, le masqué. L’invisible. La Tod’s
reproduit alors paradoxalement l’opposition radicale au monde de consommation&nbsp;:
elle est faite pour mourir, quand toutes les autres chausses sont destinées à
durer. Appel&nbsp; à la mort dans le style et
l’esthétique, plutôt qu’à la survie dans le commun et la bassesse.



]]></description>
	<link>http://philovoyou.zeblog.com/324868-tod-39-s/</link>
	<author>OSV</author>
	<pubDate>Mon, 19 May 2008 06:00:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Jean-Sol Partre, à l'agité de la roupette</title>
	<description><![CDATA[



&nbsp;<img style="width: 523px; height: 382px;" src="http://www.dinosoria.com/insectes/blatte_04.jpg">[Partie II]A l’agité de la roupette,  &nbsp;La deuxième arnaque, c’est l’Algérie. Quel chacal!
Le bonhomme, tout à coup, peut-être sa conscience, le voilà qu’il se réveille,
qu’il se met à bouillonner du couvercle. A se mettre en chaleur pour cette
histoire d’Algérie. C’était pas ses putains d’oignons&nbsp;! Paris brulait pas,
le Saint-Ger manquait pas de rombière à&nbsp;
sauter – bougre crénons de non, et lui avait toujours de la tune&nbsp;!
Et bien, il a fallu qu’il vienne nous foutre sa mouscaille dans le nez,
histoire de nous faire bien chier à notre tour. Le fumier de parigot, ça lui
foutait la tric l’indépendance de l’Algérie. C’était clair dans sa
tronche&nbsp;: se redorer le blason, passer sur le devant de la Seine, sortir
du néant auquel les chiens d’intellectuels l’auraient voué s’il avait pas
rattraper ses conneries. Là, pas de doute, on avait «&nbsp;affaire&nbsp;» avec
un intellectuel engagé. Un vrai. Et désintéressé en plus, puisqu’il n’avait
rien à branler de l’Algérie. La quintessence du poète qui se lève contre une
autorité tyrannique et oppressante. L’empêcheur de tourner en rond. Peau de
bite. Il a juste baisé un peu plus, voilà tout. Le sale cafard de merde, il
aurait même pas eu les roustons de se faire sauter à la mode kamikaze
pakistanais. S’envoyer en en l’air, oui, mais avec des gonzesses. Pas pour de
vrai. La peau en confettis, les globules rouges comme peinture fraîche, ça lui
disait rien. Chiasseux à lunettes. Pétochard de bordel. Trouillard de la
tombe&nbsp;!

&nbsp;

Le dernier bidouillage de ce secoueur de la
première heure, c’est son pipeau d’aveuglement. Que comme ça, sur ses derniers
jours, il aurait eu la vue en baisse. Et tout le monde y a cru. Plus c’est gros
et plus ça passe&nbsp;; et bien, il nous l’a foutue bien profond sur ce coup
là, jusqu’à la garde&nbsp;! Le philosophe aveuglé – quelle belle fable pour sortir
de scène. DE nabot obsédé par le con de Simone, il accédait direct au statut de
héros tragique. Œdipe Roi, c’est un peu Sartre Intello. Accablé par son destin
de penseur, le voici rangé parmi les devins. Tirésias et la bande. D’où une
cohorte de puceaux venimeux et glucksmanisants l’entourant de leurs soins les
plus baveux. Il a dû goder Glucksman, en pensant que c’était la relève de la
garde. Mais comme tout le monde, il s’est fait déchirer la bague, comme un
con&nbsp;! Et le Jean-Sol Partre, il nous a possédé jusqu’au trognon. A la
gauche&nbsp;!



]]></description>
	<link>http://philovoyou.zeblog.com/324865-jean-sol-partre-a-l-39-agite-de-la-roupette/</link>
	<author>OSV</author>
	<pubDate>Mon, 12 May 2008 06:00:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Jean-Sol Partre, à l'agité de la roupette</title>
	<description><![CDATA[
    <img src="http://www.linternaute.com/sortir/cinema/film/dossier/les-repliques-les-plus-droles-des-comedies-francaises/image/papy-fait-de-la-resistance-cinema-films-13019.jpg">[Partie I]A l’agité de la roupette,  &nbsp;  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le petit-fils à Partre, il a été au placé chez Renault. «&nbsp; Haut placé&nbsp;», c’est le genre de job que ni toi ni moi on aura dans toute notre vie. Le genre de job où faut connaître du monde, sinon t’as que dalle. C’est pas du pichpin. Le genre de job où t’as du peuple sous tes ordres. Enfin, ça, c’est la famille de Partre. Le beau monde. La haute. Aujourd’hui on dit la «&nbsp;jet-set&nbsp;». D’ailleurs à ce qu’on dit, le père Partre il l’a fait sa jet-set. On pourrait même dire sa «&nbsp;jet-sex&nbsp;». Ouais, ouais dans les caves du six, entre deux boulevards nazes de nazis, le sanglier il s’envoyait pas que sa régulière. Il y allait sec le coco. Si on avait fait le compte de toutes les bourgeoises qu’il s’était tiré, ça ferait cotton. Plus sa mère. Un truc de dingue.  Je sais qu’y en a qui vont dire que j’ai bonne mine de débagouler de la sorte sur le plus grand philosophe français que le XX ème siècle ait jamais cagué. C’est vrai, il y aurait tant de choses à dire sur les autres. Le problème du nabot bigleux, c’est qu’il nous a culeté, nous les cons qui lisons des livres. À la dérobée, à l’arrachée même. Et ça fait putainement mal à l’as de trèfle. J’explique.  Partre, à lui tout seul, c’est trois entubages. Trois bites. La première. Ce petit-fils de pute vérolée, il a tenté de faire gober qu’en gros, c’était un guérillo de la muerte&nbsp;: en 40, il va au gnouf grâce aux boches. Surprise, il ressort aussitôt, direction Paris. Direction les partouzes généralisées au Lutétia, prenant soin des cigares à moustaches de l’Etat Major allemand. Camus lui-même il l’a apercu à cette époque, et ça la lui a filé la gerbe pour perpète. Partre, un homme d’action. Laissez-moi m’en payer une tranche. Malraux, la pupute à De Gaulle, je veux bien, mais celui-là, c’est sérieusement une comédie. Des chleuhs, il en a tué zéro. Pas un nada. Nisco. Peau de zob. Sa seule lutte pendant les années de plomb, il l’a mené contre lui-même, contre sa propre bistouquette – voir jusqu’où elle résisterait dans l’usage à outrance – à outrecuidance même. La jalouse&nbsp;! Il nous la fera pas à nous, on est des gens bien&nbsp;! Pas des Collabos de la première heure, des Résistants du dernier moment. Des Gaullistes oedipiens. Sûr qu’il lui aurait roulé des pelles pour le remercier de l’appel du 18 juin&nbsp;!  &nbsp;  &nbsp;  &nbsp;   (A suivre...)    
]]></description>
	<link>http://philovoyou.zeblog.com/324861-jean-sol-partre-a-l-39-agite-de-la-roupette/</link>
	<author>OSV</author>
	<pubDate>Mon, 05 May 2008 06:00:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Analyse d'une vidéo : Entraînement de Mikro CroCop</title>
	<description><![CDATA[







Présentation: 

&nbsp;

Dans cette viédo de quelques
minutes, vous pouvez étudier un extrait de l'entraînement du champion croate.
Les commentaires en japonais ne sont pas sans donner une couleur locale
cinématographique. Cependant, une fois que l'on soustrait la dimension
"spectaculaire", on trouve des régles de base pour l'entrainement du
corps et de l'esprit.



Analyse: 

L'entrainement de CroCop est exmplaire dans la mesure où l'on a sous les
yeux, l'harmonie du combattant. Comme dans ce célèbre passage du Banquet
de Xénophon, où Socrate prétend muscler aussi bien le bas du corps que le haut,
les bras que les jambes, Cro Cop est aussi agile au sol que debout. Ses
célèbres "high-kicks" donnent la mesure de sa puissance: rapidité et
force s'unissent pour former une arme redoutable.

Les exercices de type militaires (saut - pompes - coups) font signe vers le
mental du guerrier. Infatigable, inlassable, indestructible. Non tant réel que
spirituel. Au sens latin de "spiritus", le souffle. Lorsque l'on voit
Cro Cop déplacer son corps dans l'espace, on voit le souffle. On sent le
déplacement d'air. Et l'on comprend comment les orientaux ont pu partir dans
des&nbsp;constructions quasi-religieuses, justifiant leur mode de combat.

La partie au sol est instructive : Cro Cop pratique avec entrain "la
locomotive". Il enchaîne les affrontements, les adversaires, sans jamais
montrer la moinde agressivité. La froideur du sicaire. Car quand on est en famille,
on ne se fâche pas. C'est un règle connue, que les "hommes d'honneur"
ne s'énervent pas entre eux.

Eloge du philosophe guerrier, frère du philosophe-voyou. Pour des Arts
Martiaux européens.

]]></description>
	<link>http://philovoyou.zeblog.com/324793-analyse-d-39-une-video-entrainement-de-mikro-crocop/</link>
	<author>OSV</author>
	<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 21:35:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Philadelphia - 21 Avril 2008</title>
	<description><![CDATA[<IMG src="http://www.gophila.com/assets/dmt/images/AlmaLounge.jpg">
Alma de Cuba, Philadelphia
&nbsp;
&nbsp;
Lundi 22 avril 2008
&nbsp;
Début de la journée vers 12h30. Heure raisonnable pour un voyageur-voyou. Intolérable pour le voyageur modèle. Tout en effet concorde à la rationalisation du temps en vacances&nbsp;: toutes les circonstances sont limitées. Espace et temporalité. Cause et conséquence. On est là pour «&nbsp;profiter&nbsp;» de l’opportunité d’être dans un lieu inouï et inédit. La rentabilité elle aussi est là pour rappeler le flâneur à l’ordre. Chaque minute compte. Chaque instant doit s’inscrire dans une logique sociale. Voisins, amis, et consort, on vous demandera si vous avez vu ou visité la National Galerie de Philadelphie. Si vous connaissez Market street. Comme pour croiser des souvenirs communs, mais incommunicables fondamentalement. Jouer le jeu social. Prendre des photos carte postale pour pouvoir dire&nbsp;: «&nbsp;J’y étais&nbsp;». Et bien là, pas de problème. On a cherché à se perdre dans le centre. Effectivement, market street, walnut street, spurce street. Mais sans raison, pour le plaisir de se laisser guider par autre chose que par les impératifs catégoriques de la culture touristique.
Réponse&nbsp;: restaurant de 15h00, un restaurant de poisson, vers le port de Philly. &nbsp;Visite du plus vieux bâtiement en acier de la marine américaine et d'un sous-marin des premiers temps, le Becuna. Si c'était pas de la contre culture ça. Goûter: Di Bruno, chocolat chaud et pain au raisin. Restaurant du soir&nbsp;: Alma de Cuba. Dans Walnut street. Ambiance chaude et orangée. Cuisine brillante. Genre salon en cuir blanc. Très réussi. Lieu tenu par Stephen Starr qui gère une dizaine de restaurants à Philadelphia. Tentative et tentation pour un bar à cigares, Mahogany, qui fermait ses portes à minuit. L’endroit pour Cendrillon. Pas pour des philosophes dangereux. On a alors achevé la soirée avec un jeu d’arcade, un simulateur de chasse. L’idée était de tirer sur les cerfs, sans toucher les biches. On a fait un vrai carnage écologique. Et en plus, on a fait de beaux rêves.
&nbsp;
Bonne fête à la ville des Jumeaux, fils de Mars et descendants de Vénus.
]]></description>
	<link>http://philovoyou.zeblog.com/314963-philadelphia-21-avril-2008/</link>
	<author>OSV</author>
	<pubDate>Thu, 24 Apr 2008 06:40:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Philadelphia - 20 Avril 2008</title>
	<description><![CDATA[&nbsp;
<IMG src="http://www.gophila.com/assets/dmt/images/3.NightSkyline-R.NowitzG.jpg">&nbsp;<IMG src="http://www.gophila.com/Go/PressRoom/pressreleases/images/Rouge99-K%20Ciappa.JPG">
&nbsp;
L’idée est de renouer avec le carnet de voyage. Celui que l’on portait sur soi, comme un flingue. Que l’on pouvait dégainer à n’importe quel moment du jour, au détour d’un instant un peu trop agressif. Un instant qui a une drôle de gueule. Et blan&nbsp;! On se l’aligne direct. On tire et c’est noté. 
Il y aussi sur le tableau de chasse, la tentative d’appréhender les lieux. Qui sont surtout par ce qu’on y apporte, ce qu’on y transporte. Une somme d’impressions. Exit l’expression objective d’une ville. Célébration du non dit. Au revoir la science des pays. Avènement du pays de la subjectivité.
&nbsp;
Dimanche 21 avril 2007 – Philadelphia – PA – USA 
&nbsp;
Nous avons roulé deux bonnes heures avant de nous arrêter dans un restaurant italien en bord de route, dans un petit village autoroutier entre Boston et New York. Généralement, les décors des italiens aux Etats n’ont de rital que le nom. Là, c’était pas du persiflage. La boutique avait vraiment était arrangée par un artiste. Les reproductions naïvo-réalistes de Venise ne laissaient pas l’ombre d’un doute. A la fin du repas, le chef est venu s’assoir avec ses assistants, histoire de manger un plat de pâtes. Et là j’ai su que c’était une petite entreprise familiale. Au Etats, comme il y en a plein. La plupart des patrons se foutent bien de manger avec leurs hommes, pourvu que ça rapporte. Voilà tout ce qui leur importe. Le chef de famille, lui, il sait ce que c’est que le respect .Il le conçoit dans le partage du pain, ce que le latin dit très bien par «&nbsp;cum – panem&nbsp;», le compagnon. 
En passant à New York, sur l’autoroute 95, il y avait une ambiance de bénédiction. Benoit XVI était au stade. Cela m’a fait plaisir de savoir que cela pouvait déranger des gens que le Pape détrône des icônes sportives, le temps d’un match spirituel… L’essentiel, on le sait est de participer – selon l’adage droit de l’hommiste.
Arrivé à Philly vers 20h00. Dans les suites Westin. On est descendu presque immédiatement découvrir la ville. Même stupéfaction habituelle. Le Downtown la nuit relève plus du livre I am a legend que de la promenade touristique. Centre ville désolé. Hanté par des zombies venus d’inter-mondes. Après avoir arpenté Walnut street, nous avons débouché sur Ritthen House Square. Et là un petit havre hédonsite, Rouge. Pensé au film de Kieslowski. A Irène Jacob. Voilà ce qui venait à l’esprit. Le décor, très Garcia. Les chaises, très troquet parisien. La clientèle, vaniteuse. Ce qui n’est jamais sans me plaire. Au nom de quelle loi se priverait-on de parader&nbsp;? Quelques mecs faisaient les malins dans une arrière boutique. On les comprend. Chacun son territoire. Et dans ces cas là, quand les intérêts ne se croisent pas, mieux vaut observer et s’inspirer. A quoi bon défoncer tout ce qui bouge pour un regard tronqué. Ils défendent leur fief et c’est très bien.
Et puis on est rentré á l’hôtel. Nuit studieuse.
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	<link>http://philovoyou.zeblog.com/314686-philadelphia-20-avril-2008/</link>
	<author>OSV</author>
	<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 06:37:00 +0200</pubDate> 
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	<title>Bibliothèque : De la désobéissance civile - H-D Thoreau</title>
	<description><![CDATA[<IMG src="http://blogue.mesfinances.branchez-vous.com/upload/2007/10/code_prison.jpg">
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«&nbsp;Dis-moi quelle est ta bibliothèque, et je te dirai qui tu es.&nbsp;»
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Partant de ce lieu commun, entreprenons de dessiner la bibliothèque idéale du philosophe-voyou. 
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De «&nbsp;la littérature populaire&nbsp;» aux écrivains empléiadés, livrons ainsi aux apprentis philosophe-voyou toutes les nourritures terrestres nécessaires pour&nbsp; s’alimenter dans un univers où, en France seulement, trois cent livres paraissent chaque jour.
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Difficile, dans ces conditions, de savoir ce qui mérite d’être lu. Il nous faut donc développer envers le livre la même attitude qu’envers l’humain. 
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Parier sur la&nbsp; rencontre. Miser sur l’amitié. Postuler sur le sort. Et, ipso facto, désigner ses amis, morts ou vivants. Montrer du doigt ses ennemis – en creux. Par symétrie.
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«&nbsp;La bibliothèque devrait être le lieu le plus secret d’une demeure. Celui qui ouvre sur tous les passages secrets. Sur un monde de l’opposition et de la résistance.&nbsp;»
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Voici la Famille de pensée du philosophe-voyou
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http://www.forget-me.net/Thoreau/]]></description>
	<link>http://philovoyou.zeblog.com/314142-bibliotheque-de-la-desobeissance-civile-h-d-thoreau/</link>
	<author>OSV</author>
	<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 08:02:00 +0200</pubDate> 
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